12 octobre 2009
Lecture samedi 24 Octobre à 17 heures
Bernard Ollier lira des textes issus de ses romans et/ou pièces de théatre au Centre Eugène Beaudoin d'Antony. La lecture commence à 17 heures et sera suivie par une dédicace de l'artiste de ses ouvrages.
27 septembre 2009
"Le Noir absolu et les leçons de ténèbres" à l'espace Eugène Beaudoin d'Antony
L'exposition poursuit son itinéraire à Antony au Centre d'Art Contemporain Eugène Beaudouin.
Vernissage : jeudi 1° Octobre à partir de 18 heures, en présence des artistes
Pour ceux qui connaissent, le lieu se trouve derrière la sous-préfecture, pour les autres, à vos GPS...
Bernard expose 16 nouveaux tableaux , peints cet été, de l'ensemble "Contribution à une histoire de l'origine : dessin en expansion" qui seront présentés en un grand carré de 4 tableaux sur 4, dimension environ 2m x 2m.
04 juillet 2009
"Le Noir absolu et les leçons de ténèbres" au CAC Raymond Farbos de Mont de Marsan
Du 3 juillet au 19 septembre 2009
Cette exposition est le fruit d’une évidence : la couleur noire s’est affirmée comme une des interrogations majeures du vingtième siècle.
Après une longue histoire qui commence au début de la Renaissance, c’est dans la Russie révolutionnaire qu'entre le suprématiste Malevitch et le constructiviste Rodtchenko (la Croix noire sur fond blanc du premier et le Cercle noir sur fond noir du second) elle devient l’enjeu d’un grand et virulent débat théorique.
Par la suite, des artistes comme Ad Reinhardt et Franck Stella le relancent de manière radicale aux Etats-Unis après guerre. En Europe, ce sont Lucio Fontana et Alberto Burri qui en sont les principaux acteurs. Au Mexique, Beatriz Zamora a fait du noir la couleur exclusive de son œuvre à partir des années soixante-dix. En France, après une tentative d’Yves Klein, Pierre Soulages tente de concilier le noir et la lumière.
Le noir demeure au centre des préoccupations des artistes, en particulier avec le renouveau d’une réflexion sur la monochromie, qui se prolonge de nos jours.
Sans vouloir être exhaustive, l’exposition présente des œuvres de peintres et de sculpteurs de différents pays (France, Espagne, Italie, Mexique, Colombie…) qui ont éprouvé la nécessité de faire du noir l’un des vecteurs essentiels de leur démarche.
À partir des Leçons de ténèbres de Patrizia Runfola (Editions de la Différence, 2002), on pénètre dans la sphère des interprétations sans nombre du noir, anciennes et modernes. Elle évoque la mélancolie des Anciens, l’acedia des chrétiens du Moyen Age, et l’expérience esthétique du spleen. Elle nous invite à une plongée dans les rêves obscurs, une vision rénovée des Vanités, le sentiment de la mort, du temps et de la souffrance charnelle dans des termes appartenant à notre modernité.
En "lisant" la fiction de Patrizia Runfola, un cénacle d’artistes nous offre une transposition plastique de ses écrits qui exaltent la beauté paradoxale de la transcendance et le sens tragique de l’art face à notre finitude. Toutes ces créations ont été réalisées spécialement pour cet événement.
Gérard-Georges Lemaire
Commissaire Général de l'exposition
13 mai 2009
le noir selon Bernard Ollier
et voici l'article in extenso paru dans les Lettres Françaises du 9 mai au sein du dossier sur "le Noir absolu et les leçons de ténèbres"
Le noir selon Bernard Ollier
Les occurrences du noir sont innombrables dans les romans de Bernard Ollier. Le noir cependant n'y qualifie jamais un décor, une atmosphère ni même un état d'âme : il pénètre l'écriture tout entière à mesure que le langage s'évertue à approcher les pensées qui se dérobent.
Dès lors, ce n'est plus tant le noir de la couleur, c'est ce gris noir de l'indistinct qui nous gagne dans des textes où scènes, personnages, anecdotes se croisent, se multiplient, se répètent, s'enchevêtrent et se brouillent. Et ce noir particulier trouve son illustration à chaque fois que l'on rencontre un des nombreux peintres qui parsèment les romans. Le noir ne se distingue alors du gris que par le temps du travail inlassable des peintres qui l'assombrissent jusqu'à le mesurer à l'ombre de la mort.
“ Sylvie Dufort, le modèle de Soulié-Ribou, avait la prétention de ses seins laiteux et de ses fesses blanches. Mais quand elle regarde au tableau, à la fin de la pose (curiosité bien naturelle) elle se trouve offensée de ne voir comparaître aucune ressemblance à ses formes pâles, ni même aucune forme en comparaison d’une ressemblance quelconque ! ! De rage, elle se rhabille aussitôt vivement, en recommandant à l’artiste de Vous n'avez qu'à prendre une négresse, dorénavant, pour me remplacer, et une bien noire ! Enfin, en se rajustant, elle refait sauter sa poitrine hors de son corsage et elle lui secoue sous le nez la démonstration qu’il n’a plus besoin de la revoir, Espèce de gros cochon ! …Après cette sortie, Soulié-Ribou reste impassible. Il se retourne face à sa toile et la regarde en plissant les yeux, puis en les fermant tout à fait. Dans sa contemplation, il parle et réfléchit à voix haute la pensée des mots qui s’adressent à la jeune beauté, (les mots), tout autant qu’à lui-même, (la pensée). Vous n’avez donc pas remarqué que j’étais mort ? Ah ! il est vrai que vous n’avez qu’à peine l’âge d’être bien jeune, mais vous saurez qu’il faut d’abord avoir été mort si l’on veut être peintre en vérité … Oui, avoir été mort… Si on ne l’a pas été comme je l’ai été, on ne peut que barbouiller pour les salons des jobards, mais jamais pour le dedans de nulle part, qui est la réalité vraie de ce qui n’y a pas. Est-ce que vous pouvez au moins comprendre ça ? …Mais la fille avait déjà traversé l’atelier (…) et dévalé la rue des Grandes Pentes.” (1)
Tout comme les textes que l'on a pu lire l'an dernier sur les stèles de l'exposition Ombres heureuses au musée des Beaux-Arts de Rouen, ce récit pourrait décrire la pratique picturale de Bernard Ollier : il laisse en effet imaginer les "grands dessins" qui ouvrent sur ce que l'on voit les yeux fermés, tout comme la série actuelle des "Portraits de regard". Ces portraits, de même celui de Soulié-Ribou, ont dû être ressemblants au début, mais à force de recouvrements et de recouvrements, ils ont été réduits à un quasi noir. Tout ce qui les liait à l'univers du social et au monde extérieur a disparu pour ne permettre qu'une immersion à travers le noir plus intense des pupilles, dans le regard de qui vous regarde. Tout le contraire d'Andy Warhol.
Principe Laval
(1) EX LIBRIS, roman à reconstituer, Édition pré originale p. 159
"Ombres heureuses", "Grands dessins" et "Portraits de regard" à voir sur "http://www.bernardollier.com"
05 mai 2009
autour de l'expo "Le Noir absolu et les leçons de ténèbres"
Bernard Ollier écrit un article sur sa vision du noir dans "les Lettres Françaises" dans le numéro de samedi prochain 9 mai en supplément du journal L'Humanité.
Pour vous donner (encore plus) l'envie de le lire, voici le début du papier:
Le noir selon Bernard Ollier ou L'anti-Warhol
Les occurrences du noir sont innombrables dans les romans de Bernard Ollier. Le noir cependant n'y qualifie jamais un décor, une atmosphère ni même un état d'âme : il pénètre l'écriture tout entière à mesure que le langage s'évertue à approcher les pensées qui se dérobent. à suivre samedi 9 mai dans "Les Lettres Françaises"
28 avril 2009
de retour de l'exposition "Le Noir absolu et les leçons de ténèbres"
le vernissage sous le soleil
le week-end sous la pluie
l'exposition sous le regard

on entre dans la salle des grands formats et on approche du tableau
"contribution à une histoire de l'origine : dessin en expansion"

Bernard Ollier devant son oeuvre
format 216 x 280 cm

à partir d un dessin originaire, une suite de dessins raconte par une succession de variations discrètes, l'histoire de leur évolution.
alors que les dessins semblent presque identiques côte à côte,on s'aperçoit qu'ils ont changé radicalement d'une extrémité à l'autre

merci au commissaire de l'exposition , Gérard-Georges Lemaire, pour la mise en scène de cette exposition !
23 avril 2009
"Le Noir absolu et les leçons de ténèbres" : J-1
demain vendredi 24 avril, vernissage à 18 heures à la villa Tamaris
en clin d'oeil à l'exposition du printemps 2008, une photo des tableaux avec l'ombre heureuse du peintre s'y reflétant
Rendez-vous dès Mardi sur le blog pour les photos de l'exposition "Le Noir absolu et les leçons de ténèbres"
16 avril 2009
"Le Noir absolu et les leçons de ténèbres" : le making of de l'exposition
le site web est en ligne, merci Marie! voici l'adresse pour le découvrir
et le faire découvrir à vos amis, ennemis, enfin tous ceux qui aiment l'art
13 avril 2009
"Le Noir absolu et les leçons de ténèbres" : le making of de l'exposition
quelques images de l'atelier avant le départ pour la-Seyne-sur-Mer
rendez-vous le 24 Avril à 18 heures à la Villa Tamaris pour le vernissage
six tableaux 40x42 cm parmi la série des 20 tableaux à exposer
et huit autres avec un peu de reflet du soleil printanier
d'autres tableaux avec l'artiste regardant son travail
et des petits "embrouillés", un régal avant le départ
31 mars 2009
Exposition "Le Noir absolu et les leçons de ténèbres"
L'exposition se tient à la villa Tamaris de la Seyne-sur-Mer du vendredi 24 Avril, soir du vernissage, au 24 Mai.
Bernard Ollier présentera une série de 20 tableaux format 42x40 cm, photos en cours de prise de vue à l'atelier



